C'est la rentrée ! Premier cours: l'économie du gratuit !

Ca y est, c’est la rentrée ! Terminé la plage et la bronzette, retour sur les bancs de l’école…

Pour bien démarrer l’année, petit cours d’économie. Comme vous l’avez compris, SAMPLEO c’est du 100% gratuit pour vous consommateurs, alors quoi de plus naturel que de parler de l’économie de la gratuité ?!

Tout d’abord commençons par une simple définition du mot gratuit : « fait ou donné sans qu’il en coûte rien ; dont on jouit sans payer » (Larousse). La gratuité implique donc un échange de bien ou service sans contrepartie monétaire, financière ou de toutes autres natures. Ce principe n’est pas nouveau, en effet, il a toujours été présent dans l’économie classique, prenons l’exemple de gillette qui dans les premières années d’existence, ayant du mal à vendre ses rasoirs, a décidé de donner celui-ci gratuitement et de ne faire payer que les lames.

Seulement aujourd’hui, un nouveau type de gratuité est né avec l’émergence d’Internet. En effet, la démocratisation de la numérisation a transformé ce modèle économique car les coûts de reproduction se trouvent extrêmement bas, voir nul. De plus, les acteurs du web doivent faire face à un marché très fortement concurrentiel, ce qui pousse donc les acteurs à tirer les prix vers le bas. Aujourd’hui, une barrière psychologique s’est dressée entre le gratuit et le presque gratuit, Dan ARIELY a d’ailleurs réalisé une expérience venue le confirmer dans son livre dédié à l’étude de l’économie comportementale « C’est (vraiment ?) moi qui décide » :

On proposait à des étudiants 2 types de chocolats différents : l’un de grande qualité (des truffes en chocolats lindt) et un autre plus basique. Le prix de chacun a été respectivement fixé à 15cts et 1ct , les clients agirent assez rationnellement et calculèrent que la différence de qualité était compensée par la différence de prix et 73% des individus penchèrent pour la truffe en chocolat à 15cts. Dans l’étape suivante, les prix de ces mêmes chocolats ont été diminués de 1ct, ce qui donna donc la truffe à 14cts et le chocolat “basique“ devenait gratuit. Le résultat s’inversa alors totalement et 69% des individus choisirent le chocolat « basique ». Tout cela pour montrer qu’une fois que le gratuit a été introduit dans l’équation, le comportement du consommateur se retrouve totalement modifié “le zéro est un déclencheur d’émotion, une source d’excitation rationnelle“ ;

Aujourd’hui il existe 6 grands modes de financement de la gratuité qui sont repris dans le livre de Chris ANDERSON « free ! » :

Le modèle « fremium » : une version gratuite grand public couplée à une version payante, c’est le modèle de l’échantillon gratuit. Cependant ce modèle connait des limites dans le numérique, en effet, une personne qui paye permet à des milliers d’autres d’avoir une version gratuite.

Le modèle publicitaire.

Les “subventions croisées” : c’est-à-dire l’offre gratuite d’un produit pour vous inciter à en acheter un autre, comme quand on vous donne un téléphone en échange d’un abonnement.

Le coût marginal nul : c’est-à-dire quand il est plus simple d’offrir que de faire payer, comme le constate sans doute le monde de la musique (en espérant bien sûr faire payer autre chose).

L’échange de travail : vous accédez gratuitement à un service en échange d’un acte d’utilisation qui crée de la valeur (en améliorant le service ou en créant des informations qui peuvent être utiles ailleurs)

L’économie du don : l’argent n’est pas la seule motivation. De Freecycle à Wikipédia, l’altruisme, l’économie du partage, montrent qu’il y a peut-être d’autres façons de créer de la valeur.

Et voilà, c’est déjà l’heure de la récré… en espérant que ce premier cours de l’année vous a plu. Nous développerons d’autres sujets de ce type dans les semaines à venir.

Pour en savoir plus sur ce sujet cliquez ici.

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