Les secrets de la publicité numérique dans le métro parisien

Ce week end, nous avons publié une photo sur notre page Facebook, d’un écran numérique -visiblement mal en point- à la station Concorde. Ces écrans ne sont pas que de simples supports de publicité, découvrez avec nous leurs secrets…

C’est à la station Charles-de-Gaulle-Etoile que le président de la RATP, Pierre Mongin, a inauguré, le 1er décembre 2009, le premier écran de publicité numérique : le Numéri-Flash. Ces écrans LCD Full HD de 70 pouces (près de 178 centimètres de diagonale) logés dans des caissons spéciaux et reliés au réseau de Metrobus par câblage électrique, diffusent des publicités fixes ou animées. L’objectif est de diffuser des publicités animées (un téléphone mobile montré sous toutes les coutures, par exemple) et ciblées en fonction de l’heure de la journée (un message le matin, un autre le soir). Un écran LCD diffuse toute la journée en boucle plusieurs spots, sans son pour le moment.

Pour l’heure, il n’est pas envisagé de diffuser des clips vidéo. “ L’idée n’est pas de faire du spot de pub télévisé, explique Norbert Maire, directeur de l’innovation de Metrobus. Les voyageurs ne sont pas là pour ça et n’ont pas le temps. L’ambition est plutôt d’avoir une affiche publicitaire qui peut s’animer, évoluer. Nous voulions proposer à nos annonceurs un système souple, réactif. ”

Mais l’intérêt de ces panneaux publicitaires va plus loin, en effet, grâce à des capteurs de visage, ils mesurent l’audience de chacune des publicités et détectent quel élément de l’image a retenu l’attention des passants. C’est à dire qu’ à chaque fois que vous posez l’oeil sur un de ces écrans, un capteur enregistre où votre oeil s’est posé ! Norbert Maire précise cependant “ qu’aucune image n’est enregistrée. Il était question de le faire en cas de dégradation du matériel, mais l’idée a été vite abandonnée ”.

En parcourant un peu les articles sur la toile, j’ai lu avec surprise ceci :  » En matière de tags, ce sont surtout les publicités papier qui sont concernées. Nous n’avons pas de crainte à ce sujet . Quant aux violences, un dispositif d’alarme est prévu en cas de choc violent. Les vitres sont antireflets et feuilletées, mais pas antichocs. Le coût serait trop élevé ”. Il faut croire qu’ils n’avaient pas envisagé ça !

A terme, Metrobus envisage de passer aux 3D, mais ce n’est pas tout, les passants pourraient être amenés à recevoir des informations ou des bons de réduction sur leur portable via Bluetooth. Mais attention, dans ce domaine, les annonceurs ne pourront pas faire ce qu’ils veulent. En effet, la Cnil veille à ce que les bonnes pratiques soient respectées en matière de marketing sans fil.

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