E-commerce, une évolution rapide !

Le e-commerce évolue vite, très vite !

Tout produit confondu, le e-commerce pesait, en 2017, environ 82 milliards d’euros contre 8 milliards en 2005 et devrait passer la barre symbolique des 100 milliards en 2019 !

Une fréquence d’achat en hausse de 19% qui fait grossir mécaniquement le CA global du e-commerce. En 2017, les e-acheteurs ont effectué en moyenne 33 transactions en ligne. Une hausse également du panier d’achat sur le long terme puisque le montant total était de 2 200 euros en 2017 vs 763 euros en 2007.

Il représente dorénavant 9% de part de marché CA (+1pt vs 2016) sur l’ensemble du commerce de détail. L’habillement est le secteur N°1 du e-commerce (59% des e-acheteurs) puis suivent les produits culturels (49%). La beauté/santé arrive en 6 ème position avec 37% des e-acheteurs. De son côté, l’alimentaire encore faible avec 21% des e-acheteurs est en croissance avec une progression estimée à 31% sur les 4 prochaines années pour arriver à 13 milliards d’euros.

À longueur de journée, on parle du digital. Ce n’est pas une mode, c’est bien le « nouveau monde » et chacun doit se pencher dessus afin d’inclure le digital dans ses stratégies. Prenons aussi en compte l’essor du e-commerce dans tous les secteurs : de la beauté à l’habillement en passant par l’alimentaire ! 
Ce développement passe par plusieurs facteurs déterminants :

1/ Le taux de pénétration d’internet est estimé en Europe à 84% en 2017 (85% en France) et va continuer à augmenter. Les générations Y et Z sont parfaitement à l’aise avec l’utilisation d’internet. Elles ont une utilisation presque quotidienne et ne peuvent plus s’en passer.

2/ L’essor des smartphones et tablettes avec celui du Free WiFi et de la 4G permet à tout un chacun d’être facilement sur internet n’importe où. Depuis octobre 2016, nous surfons plus sur internet via un outil mobile qu’un ordinateur classique. Grâce à cette disponibilité et cette facilité, le m-commerce a vu ses ventes bondir de près de 40% en 2017 (527% depuis 2013).

3/ Emmené par les géants du web, le e-commerce français dont près de 90% du CA est réalisé par 5% des sites, se développe grâce aux stratégies d’acquisition (exemple de Whole Food aux Etats-Unis), au partenariat comme pour Monoprix et Amazon cette semaine ou comme Carrefour avec Tradelab, Marmiton et 750g. François Momboisse, Président de la FEVAD, rappelle que « L’année 2017 a vu des mouvements de concentration sans précédents entre géants du numérique et réseaux de magasins physiques« .

4/ L’expérience d’achat des utilisateurs qui est un enjeu majeur. Pour que cette expérience soit positive, il faut une vitesse rapide de chargement des pages (Amazon est le site le plus rapide sur mobile et Bonprix sur desktop classique). Les sites doivent être « user friendly », simple et pratique ! D’ailleurs les sites avec les meilleures expériences d’achat sont Séphora dans l’univers de la Beauté avec une note de 7,8/10, Spartoo dans la Mode avec 8,7/10 et MaxiCoffee dans l’Alimentation avec 7,5/10. Mais il ne faut pas oublier d’apporter de nouveaux services comme l’a fait, par exemple, L’Oréal récemment avec l’acquisition de ModiFace (voir article newsletter).

5/ Le pouvoir de recommandation des consommateurs qui avec leurs avis permettent d’augmenter la conversion d’achat (+30%). Celui-ci permet aussi de mettre en avant sur les sites marchands les produits ayant des avis récents à travers les algorithmes mis en place. Aujourd’hui, c’est ce sur quoi se basent principalement les consommateurs dans leur décision d’achat. Tous les types de produits sont touchés même si l’Alimentaire est encore en retard sur cet aspect qui tend à se développer sur les sites de Drive.

Alors, si vous ne voulez pas louper le train du e-commerce, soyez innovant, pratiquez le test & learn, faites le pari de la technologie et enfin soyez consumer-centric !

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